
La Silésie est une région historique d'Europe centrale, située principalement en Pologne, avec des parties en République tchèque et en Allemagne. Riche en ressources naturelles, notamment en charbon et en minerais, elle a été un centre économique et culturel important au fil des siècles. Son histoire est marquée par de nombreuses influences, notamment autrichiennes, prussiennes et polonaises, qui se reflètent dans sa production monétaire.
L'atelier royal de Silésie et son importance
L'atelier royal de Silésie, situé principalement à Wrocław (anciennement Breslau), a joué un rôle crucial dans la production monétaire de la région au XVIIe siècle. Sous le règne de Ferdinand II (1619-1637), des pièces telles que le kreuzer ont été frappées, illustrant l'importance économique et politique de la Silésie à cette époque.
Les souverains influents et leur impact sur la monnaie

Ferdinand II (1619-1637)
Ferdinand II, empereur du Saint-Empire romain germanique, a marqué la période par une politique centralisatrice et un renforcement du catholicisme en Silésie. Son règne a vu la frappe de nombreuses pièces de monnaie, reflétant la stabilité et l'influence autrichienne dans la région.

Léopold Ier (1658-1705)
Son successeur, Léopold Ier, a poursuivi l'expansion monétaire en Silésie. Sous son règne, l'atelier royal a continué à frapper des kreuzers et d'autres pièces qui circulaient largement dans le Saint-Empire.
Les émissions monétaires notables


Le 1 kreuzer de 1624
Parmi les émissions notables, le 1 kreuzer de 1624 présente sur son avers le buste de Ferdinand II tourné vers la droite, accompagné de l'inscription latine "FERD II D G R I (BZ) S A G H B REX D". Le revers arbore une aigle impériale couronnée avec la valeur nominale sur la poitrine et le blason autrichien en bas de la légende. Cette pièce, frappée à Nysa, en Pologne, témoigne de la richesse iconographique et symbolique des monnaies de l'époque.


Le 3 kreuzer des États évangéliques silésiens (1634)
Une autre émission remarquable est le 3 kreuzer des États évangéliques silésiens, frappé en 1634. L'avers de cette pièce présente des armoiries couronnées avec un poinçon d'atelier en forme de cœur en dessous, et la légende latine "SI DEVS P N Q C NOS", abréviation de "Si Deus pro nobis, quis contra nos" signifiant "Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous". Le revers montre une aigle de Silésie, la tête tournée vers la droite, flanquée des initiales du maître de la monnaie, avec la valeur inscrite dans un ovale divisant la légende en bas.
La fermeture de l'atelier royal de Silésie
L'atelier royal de Silésie a cessé ses activités en 1766 sous le règne de l'empereur Joseph II, en raison de réformes monétaires et de la centralisation de la production monétaire au sein de l'Empire.
Conclusion
Ces pièces reflètent non seulement l'artisanat et la précision des graveurs de l'atelier royal de Silésie, mais aussi les influences politiques et religieuses de l'époque. Elles constituent aujourd'hui des témoins précieux de l'histoire monétaire et culturelle de la région silésienne.
Et vous, avez-vous déjà vu ou possédé une pièce de Silésie ? Partagez vos expériences dans les commentaires !
© NV numismatics – mars 2025
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